Yann Gozlan – 2025
» Clarissa, mets de l’eau à bouillir «
… je suis trop feignante pour presser sur un bouton alors que je dois forcément la remplir d’eau. Oui, moi aussi je ne comprends pas.
Et parce que jamais deux sans trois, le point commun entre les 3 films du jour fut une sélection au festival de Cannes, 2025 ou 2026. On est donc en 2025 pour ce film français par celui qui réalisa le sympathique Boîte Noire. C’est seulement le deuxième film de lui que je vois, saura-t-il transformer l’essai?

Allociné: https://www.allocine.fr/film/fichef […] 07452.html
L’intelligence artificielle du film s’appelle Clarissa. Le sujet du film est une autrice qui cherche l’inspiration dans une résidence d’artiste, et travaille sur un livre autour du suicide d’une autrice connue. Question pour toi lecteur, de qui s’agit-il ? Clarissa, Dalloway… Tu as bien sûr reconnu le personnage d’un livre majeur de Virginia Woolf qui date de 1925, Mrs Dalloway. Voilà, c’était l’élément le plus intelligent du film. Le reste… le reste est disons… assez mauvais.
Notre autrice, jouée par Cécile de France aussi convaincant qu’un mérou qui se prend pour un orque, est donc dans une résidence d’artistes, assistée par cette IA omniprésente pour l’aider à gérer l’appartement mais également son travail. Au dehors, un Paris un peu futuriste où il fait trop chaud, où un virus Covidien est toujours présent et où une firme comme Méta est au cœur de tout. Ça s’appelle CASA, et ça fournit smartphone, IA, communication, pubs, et tout le toutim.
Dans cette dystopie assez mal écrite, Cécile découvre qu’elle est en fait au centre d’une machination pour faire progresser les IA et les rendre créatives, en utilisant les névroses ou psychoses de ces résidents. Il y a bien sûr dans la même résidence, un chef d’orchestre qui a tout compris, et qui l’invite dans un coin tagué du 13ème dans un immeuble désaffecté rempli de « hackers » devant leurs écrans, pour lui révéler le complot.
Le scénario vous paraît très con ? Et bien c’est clairement le cas. Et il n’y aura dans les développements très limités par grand-chose à se mettre sous la dent. La réalité a déjà depuis bien longtemps dépassé la fiction sur les aspects IA, et on sent que Gozlan a quelques années de retard. Mention spéciale à la scène du « four » appartement, avec Cécile qui rampe parce qu’il fait 40°C dans l’appart et que donc la mort est proche ! Alors qu’un peu d’ombre, une serviette humide ou dans le frigo (parce que oui l’électricité n’est pas coupée) et on passe juste un moment désagréable. Bref, c’est assez mauvais, un scénario qui amalgame des trucs un peu à la mode pour en faire un truc totalement creux et une performance centrale qui ne sauve rien. Passe ton chemin spectateur, tu as mieux à faire de ta vie. Quand je vous disais que le point le plus intelligent du film se produisait dans les premières minutes…
#Too Long Didn’t Read:
Un épisode de Black Mirror, mais en version Julie Lescaut avec Charlie Brooker remplacé par un ersatz terre à terre n’ayant pas compris la force de la série Britannique. Pas grand-chose à garder de ce film, dont l’anticipation se limite à regarder en arrière… Un poquito du cIAcIA!
Et comme je fais les choses bien, pour les films pas terribles, j’ai aussi créé un sceau ! Premier Seal of Disquality, car ma présélection semble assez robuste pour éviter généralement de voir des trucs pas terribles, mais des fois on se fait surprendre !

– Gregouf
Tags: #film #IA #Cannes #2025 #HAL-9000 #Clarissa
