Escape from the 21st Century

Yang Li – 2024


« Gaming improves the mind. Addiction destroys the body« 


Quand les cinémas autour de moi n’offrent pas grand-chose qui m’attire, je me tourne vers la Médiathèque Numérique avec une liste d’envies qui avoisine actuellement les 290 films et documentaires. À raison de 3 au maximum par mois, ça veut dire que j’aurai écoulé mon stock actuel dans 8 ans… 8 ans… je serai déjà sans doute aux portes de la mort.

– Toc Toc [:toontom:10]

– Oui c’est pour quoi ? [:hiich:3]

– C’EST LA FIN GREGOUF, IL VA FALLOIR ME SUIVRE [:toontom:10]

– Désolé MORT, j’ai pas fini ma liste sur la Médiathèque Numérique [:le guide:5]

– AH PARDON, JE REVIENDRAI PLUS TARD ALORS… [:toyoyost:10]

C’est mon plan pour devenir immortel, je pense que ça se tient à peu près. Mais bref, je digresse et parfois je dis graisse également. Le film du jour est un film chinois dont la bande-annonce avait chatouillé mes rétines il y a quelques années et que je gardais dans un coin pour une arrivée sur une plateforme de VoD. Merci à la Médiathèque Numérique !

Affiche du film 'Escape from the 21st Century' avec deux personnages en action, entourés de débris technologiques et d'écrans d'ordinateur.


IMDb: https://www.imdb.com/title/tt7171442/

Ne vous laissez pas effrayer par la note IMDb, le film vaut bien plus que cette note laisse penser.

Escape from the 21st Century, c’est l’histoire de trois potes, Wang (Ruoyun Zhang), ChengYong (Yang Song), Pao Pao (Leon Lee) qui, à la suite d’une rixe avec une bande rivale, tombent dans un lac contenant des produits chimiques. Comme dans tout mythe de héros moderne, ils en ressortent transformés et peuvent se transporter 20 ans dans le futur avec un éternuement, et revenir en utilisant la même méthode, toujours sans mouchoir !

Le eux jeunes, c’est 1999. Le réalisateur Yang Li fait le choix d’un cadrage en presque 4/3 avec des couleurs un peu désaturées qui rappellent les ambiances des vieux Wong Kar Wai des 90s, Chungking Express like. Le eux adultes, c’est 2019, et là on bascule sur du cinémascope avec des couleurs éclatantes, un éclairage aux néons et des environnements quasi nocturnes. Au milieu de ce groupe, la belle Yang Yi qui sort avec ChengYong jeune mais qui l’a quitté dans la période adulte.

Film de coming-of-age, jouant de manière très maligne entre les rêves de la jeunesse et les désillusions adultes, c’est surtout un film bourré d’idées visuelles et de scénario qui est un mix improbable entre un Scott Pilgrim vs the World d’Edgar Wright et Kung Fu Hustle de Stephen Chow. Vous rajoutez à cette maestria visuelle des références culturelles aux deux époques, aux interrogations adolescentes et aux quêtes adultes, une mafia trafiquante d’organes et un risque pour la population mondiale, et vous obtenez ce film assez foutraque mais d’une grande générosité.

C’est typiquement le film feel-good que l’on n’attend pas, qui donne la banane malgré quelques longueurs. Ça castagne, ça rigole, ça pleure aussi un peu, c’est visuellement totalement loufoque mélangeant les médias, formats et traitements et surtout ça donne un grand sourire. Nos trois jeunes intrépides réussiront-ils à sauver l’être aimé et la planète ? Vous le saurez en vous posant devant ce long métrage de Yang Li !

Je ne connaissais pas avant ce film, mais ça m’a donné envie de trouver son Nuts de 2018, qui semble avoir encore été mieux reçu. La Chine se lance dans les B-Movies avec beaucoup de talent et de générosité, on en redemande !


#Too Long Didn’t Read:

Un coming-of-age chinois très original par sa forme, mélangeant avec succès les idées un peu folles de son réalisateur, entre deux époques, les 90s et les 10s. Ça plaira à tous les publics qui aiment les B-movies ! N’hésitez pas !

– Gregouf


Tags: #film #2024 #B-movies #Chine #Coming