The Apprentice

Ali Abbasi – 2024


« The first rule is: attack, attack, attack.
Rule two: admit nothing, deny everything.
And third of all, most important, no matter how fucked you are, you never ever ever admit defeat. You always claim victory. Always. »


Hier soir, c’était The Furious au cinéma, la fête des marrons. Et un autre hurluberlu qui aime les marrons, c’est le moins drôle Donald qui s’est même fait installer un octogone dans son jardin pensant recréer les jeux du cirque romain, pour son anniversaire. On est en 2026, et on continue de répandre de l’Agent Orange à la surface du globe ! Les hommes n’apprennent pas… notre salut est donc féminin, je suis sûr que Big John sera d’accord avec moi.

Bref, la chronique du jour est le biopic d’un président américain par un réalisateur iranien. Et comme en ce moment, en plus, ça tire à balle réelle entre les deux…


IMDb : https://www.imdb.com/title/tt8368368/

Le film d’Ali Abbasi reprend le titre de l’émission de télé-réalité que Donald animait de 2004 à 2015, où des wannabe entrepreneurs essayaient de s’octroyer les faveurs de l’idiot en chef pour faire de leur vie des success story. Ali Abbasi s’attaque ainsi à la version originelle de ces jeux du cirque, où c’est le Donald qui cherchait à s’extraire des tumultes familiaux quitte à violer largement Dame Justice. Et pour l’aider, un avocat d’affaires, Roy Cohn, dont le nom était déjà annonciateur des malversations.

Le film couvre donc la genèse du Donald, commençant à la fin des années 1970 à New York City jusqu’à son ascension dans les 80’s avec une belle recréation de la période. Le film est clinquant comme une mannequin tchèque, utilisant semble-t-il le 16mm et le VHS pour recréer le bruit vidéo propre à ses époques. Et c’est la force principale du film, à l’image d’un NYC qui souffre de ses maux et n’est plus qu’une « rotten apple » pendant la période. Jeremy Strong en Roy Cohn est superbe de froideur et de psychopathie, n’hésitant devant rien pour faire progresser son protégé, Sebastien Stan, un Donald convaincant qui au fil des années devient habité des mêmes gestes et tiques que le vrai. Le film n’éclaire pas ce que l’avocat retira vraiment de la relation, et c’est l’une de ses faiblesses. Parce que oui, ça va vite, trop vite et ça s’attarde un peu trop sur les frasques du Donald sans creuser beaucoup dans les multiples affaires de corruptions et malversations.

Là où un Vice ou The Big Short de McKay gardaient quand même un aspect un peu documentaire et allait un peu au fond des choses, le film d’Abbasi reste très superficiel dans la longueur. On en ressort en appréciant l’exercice de style, les deux acteurs centraux, mais pas beaucoup plus. J’en viens à me demander si les pressions politiques ont influencé le travail du scénariste. Ça reste malheureusement trop léger.


#Too Long Didn’t Read:

Un pseudo biopic sur l’ascension immobilière de l’agent Orange américain. C’est aussi clinquant qu’un costume en polyester Celio mais ça manque vraiment de substance. La forme est très sympa, mais cela suffit-il… On demanderait presque aux épouses successives du Donald !

Et pour le rire, une parodie du gouvernement Iranien :
https://x.com/IraninSA/status/2043757392010076666    

Le Donald toujours plus fort pour discréditer les USA sur la scène internationale, décrédibilisation qui conclut d’ailleurs le film avec ce qui deviendra plus tard The Art of the Deal… sic!  

– Gregouf


Tags: #film #2024 #Trump #Donald #Duck