Vil & Misérable

Jean-François Leblanc – 2024


Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas fait une séance de cinéma totalement seul. Un matin de semaine, journée pluvieuse, une comédie Québécoise sur un libraire… ça faisait en effet sans doute trop de paramètres repoussants. Seul dans la salle, je chaussais mes plus belles lunettes à O.F.N.I (Objet Filmique Non Identifié pour ceux qui ne suivent pas).


IMDb: https://www.imdb.com/title/tt33320245/

Vil et Misérable, c’est l’histoire de Lucien Vil, démon qui s’est retrouvé sur Terre il y a plusieurs siècles par suite de la destruction de l’enfer et du paradis durant une guerre. Il est libraire de livres de seconde main dans un concessionnaire auto. La gérante de la concession réalisant qu’il y a plus d’argent à se faire avec les livres usagés que les « chars », décide de donner à Lucien plus d’espace et un assistant, Daniel, qui sort juste de l’école.

Allons droit au but, comme Olivier, le film est sympathique, réussissant avec sa galerie de personnages assez caricaturaux à nous faire rire et sourire. Ça a assez peu de profondeur, mais on s’attache à Lucien qui vit dans cette petite bourgade québécoise où l’on se fait chier sec, et on partage son air maussade. Ça ne se prend pas au sérieux, ça enchaîne les blagues avec plus ou moins de succès, mais le cadre assez original, la langue québécoise et ses expressions étranges, et un psychologue psychopathe nous activeront un peu les zygomatiques.

Attention néanmoins pour les fans de Groundhog Day, ce métrage pourrait altérer un peu votre souvenir de Phil de Punxsutawney (ville préférée des dyslexiques !), car il s’avère que les démons ne peuvent copuler que le jour de la fête de la marmotte ! Sûrement l’explication la plus évidente pour laquelle Satan l’habite…

Voilà, voilà, je vais vous laisser sur ce jeu de mots grivois… Pas un grand film, mais un honnête divertissement pour combler un peu une dent cinéphilique creuse.


#Too Long Didn’t Read:

Une comédie de nos cousins d’outre-Atlantique qui vous fera sourire un soir d’hiver si vous la trouvez disponible sur une plateforme quelconque. Ça ne se prend pas au sérieux, et l’écriture est suffisamment généreuse pour que quelques blagues fassent mouche auprès d’un public large.

– Gregouf


Tags: #film #2024 #Démon #Libraire #Marmotte