Nowhere Special

Uberto Pasolini – 2020


« Like the beetle left its body, but is now flying around the forest… one day soon… your daddy will leave his body… but will always be around you in the air.« 


Panne d’inspiration mais ma belle a toujours de bonne idée sous sa douce main, et on passe cette fois chez nos voisins d’outre-Manche, après nos cousins d’outre-Atlantique (chronique écrite après avoir vue Laurence Anyways juste avant).

Affiche du film 'Nowhere Special' montrant un père et son fils se tenant la main, avec un fond coloré et le titre du film en lettres grandes.


IMDb: https://www.imdb.com/title/tt11286640/

Quand j’ai vu le nom du réalisateur, et les crédits extrêmement basiques, je me suis demandé si ça rappelait quelqu’un. Rien, encéphalogramme plat comme souvent (et non, pour mes détracteurs, je ne suis pas encore en état de mort cérébrale). Uberto est plus connu en tant que producteur, notamment de The Full Monty.

Nowhere Special, c’est l’histoire de John et Michael. L’un est laveur de vitres et entraperçoit à travers son métier l’univers des gens, l’autre est son tout jeune fils. Ils vivent tous les deux dans un logement social, avec peu de moyens mais beaucoup d’amour. Oui, ça semble très larmoyant et candide, et attendez la suite ! John va mourir de maladie et cherche à faire adopter son fils par une famille aimante… Ouah ! Sortez les kleenex et les violons, ça va chialer dans les chaumières !

Et pourtant Uberto réussit un très joli numéro d’équilibrisme. En choisissant de ne jamais sombrer dans le pathos, d’utiliser une écriture très succincte et sans justement vouloir clarifier la condition de John, il laisse la relation simple entre nos deux personnages porter le film, à travers les interactions avec les différentes familles qui cherchent à adopter. Ça sonne toujours juste et James Norton convainc dans le rôle de ce père qui cherche le meilleur pour que son fils grandisse loin de lui.

Un film simple, très humain et qui aurait pu sombrer bien trop facilement dans le larmoyant mais qui sait rester digne et discret jusqu’à son dénouement, lui aussi joli, créant un presque effet miroir entre deux situations. Touché !


#Too Long Didn’t Read:

Avec peu de budget, aucun artifice, on peut faire un film simple de qualité. Uberto réussit l’exercice avec brio et offre un film touchant sur une situation qu’aucun parent n’aimerait un jour vivre. Plein d’humanité…

– Gregouf


Tags: #film #2020 #Douceur #Tristesse #Pasolini